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Comprendre la CSRD (Directive sur le Reporting de Durabilité des Entreprises), une nouvelle ère de transparence pour la restauration ?

Dernière mise à jour : 12 juin

Le secteur de la restauration, à l'instar de nombreux autres, se trouve confronté à une demande croissante en matière de durabilité et de responsabilité. L'introduction récente de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) par l'Union européenne marque un tournant, visant à accroître la transparence des entreprises dans ces domaines.

dames qui signent un document

Qu'est-ce que la CSRD ?

La CSRD est le fruit d'une évolution réglementaire initiée par le Pacte vert européen, qui ambitionne de porter l'Europe à la neutralité carbone d'ici 2050.

Cette directive remplace l'ancienne Non Financial Reporting Directive (NFRD), critiquée pour sa flexibilité excessive quant aux informations requises, entraînant ainsi un manque de cohérence et de transparence.

Désormais, environ 50 000 entreprises européennes seront tenues de publier des rapports détaillés sur leurs performances en matière de durabilité.


Méthodologie et critères de la CSRD : les ESRS


Au cœur de la CSRD se trouvent les normes de reporting sur la durabilité de l'Union européenne (ESRS), qui standardisent la manière dont les informations doivent être rapportées.


Ces normes couvrent divers aspects de la durabilité, classés en trois catégories principales :

  1. Environnement : Impact climatique, utilisation des ressources, biodiversité, etc.

  2. Social : Conditions de travail, chaîne d'approvisionnement, impact sur les communautés locales.

  3. Gouvernance : Pratiques d'affaires éthiques et transparentes.


Chaque entreprise doit également effectuer une analyse de double matérialité, évaluant les effets de ses activités tant sur sa performance financière que sur son environnement et ses parties prenantes.



Calendrier et mise en œuvre

Le déploiement de la CSRD se fera en plusieurs étapes, débutant en 2024 avec les grandes entreprises déjà soumises à la NFRD, et s'étendra progressivement pour inclure, d'ici 2027, les PME cotées en bourse, avec des critères d'éligibilité précis en termes de taille et de chiffre d'affaires.


Implications pour la restauration

Bien que la CSRD ne s'applique qu'à une fraction des restaurateurs dans ses premières phases, son impact sur le secteur ne peut être ignoré. Les restaurants, en particulier, sont encouragés à adopter volontairement des pratiques de reporting simplifiées pour anticiper des obligations futures et démontrer leur engagement envers des pratiques durables.


Exemples pratiques pour les restaurateurs :

  • Origine des ingrédients : Mettre en avant l'utilisation de produits locaux et durables (via l'affichage FoodPrint, l'Origin-Score etc.)

  • Gestion des déchets : Déployer des initiatives pour réduire, réutiliser et recycler les déchets.

  • Impact environnemental : Mesure de l'empreinte environnementale (via l'éco-calculateur FoodPrint par exemple).

  • Responsabilité sociale : Mettre en place une politique favorisant le bien-être et l'inclusion des employés.


Une opportunité de se démarquer

Adopter les principes de la CSRD peut sembler une contrainte, mais c'est aussi une opportunité pour les restaurateurs de se positionner comme des acteurs responsables et engagés, attirant ainsi une clientèle et des talents en quête de sens et d'alignement avec leurs propres valeurs.


En avance sur les obligations réglementaires, des outils existent déjà pour mettre en lumière ces pratiques, comme nos kits FoodPrint "restaurants durables", qui aident les restaurateurs à améliorer leurs pratiques et valoriser leurs engagements.



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