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Microplastiques : les cinq aliments où vous ne pensiez jamais en trouver (et comment réduire votre exposition)

  • admin
  • il y a 11 minutes
  • 4 min de lecture

Nous savons désormais que les océans, les sols et même l’air contiennent des microplastiques. Mais ce que l’on mesure encore mal, c’est à quel point ces particules minuscules se frayent un chemin jusque dans nos assiettes. Selon plusieurs travaux scientifiques, notre alimentation quotidienne pourrait nous exposer à des milliers, voire des millions, de particules microscopiques chaque jour.

Et les sources sont parfois beaucoup plus surprenantes qu’un simple filet de saumon ou une poignée de moules.


Voici un décryptage de 5 aliments ou boissons qui contribuent énormément à cette exposition… sans que nous en ayons conscience :

1. Le chewing-gum

Pour créer votre chewing-gum préféré, la plupart des marques utilisent une base constituée de polymères plastiques et de dérivés de caoutchouc. En mâchant, cette matière se fragmente et libère des microplastiques.


Ce que montrent les études

Fait étonnant : même les gommes “naturelles”, à base de résines végétales, n’échappent pas au phénomène. Pourquoi ? Parce que la contamination peut venir de la fabrication, du moulage, ou même du packaging.

Comment réduire votre exposition

  • garder la même gomme plus longtemps au lieu d’en reprendre une régulièrement ;

  • privilégier les gommes certifiées sans plastique (encore rares, mais en expansion).

  • ou les bonbons plus naturels.

2. Le sel : un ingrédient simple… mais rarement pur

On pourrait croire que le sel, qu’il soit marin ou minéral, est exempt de pollution. Pourtant, près de 94 % des sels analysés contiennent des microplastiques.

Pourquoi une telle contamination ?

  • les systèmes d’extraction,

  • les emballages plastiques,

  • les procédés industriels,

  • et, dans le cas du sel marin, la pollution de l’environnement lui-même.

Plus étonnant encore : des sels “terrestres”, comme le sel rose de l’Himalaya, peuvent être encore plus contaminés que le sel de mer.


Comment réduire votre exposition

  • utiliser un moulin en céramique ou en métal (les moulins en plastique peuvent libérer plusieurs milliers de particules en un seul service) ;

  • conserver son sel dans un bocal en verre ou en acier.

3. Les fruits et légumes : les microplastiques s’infiltrent jusque dans les racines

Les végétaux ne sont pas épargnés. Des analyses révèlent la présence de particules à la surface, mais également de nanoplastiques capables de pénétrer dans les racines avant d’atteindre la chair du fruit ou du légume.

Les plus touchés

  • les pommes,

  • les carottes,

  • puis, à des niveaux plus faibles, les légumes-feuilles comme la laitue.

Faut-il arrêter d’en manger ?

Surtout pas. Les bénéfices nutritionnels (fibres, antioxydants, pigments protecteurs comme les anthocyanes) surpassent largement ce risque. Mais ces résultats montrent à quel point la pollution plastique est devenue systémique.

4. Le thé, le café… et surtout les contenants

On pense généralement que seules les sachets de thé en plastique sont concernés. Mais la contamination peut venir de nombreux autres éléments :

  • les feuilles de thé,

  • le café moulu,

  • le lait,

  • mais aussi les tasses jetables, souvent recouvertes d’une fine pellicule plastique.


La chaleur, un facteur aggravant

Les boissons chaudes libèrent beaucoup plus de particules que les boissons froides. Un simple gobelet recouvert de plastique peut relâcher une quantité massive de microplastiques dans votre latte ou votre thé.

À retenir

  • préférer les thés en vrac ;

  • éviter les tasses jetables ;

  • choisir des bouteilles ou contenants en verre ou en inox.

Point étonnant : une étude a montré que certaines boissons stockées en bouteilles en verre contenaient plus de microplastiques qu’en plastique… à cause des capsules métalliques peintes qui peuvent s’écailler.

5. Les fruits de mer : moins contaminés qu’on l’imagine

Les moules, huîtres et poissons sont souvent cités comme les plus grands vecteurs d’ingestion de microplastiques. Pourtant, certaines études montrent que leur contribution est souvent inférieure à celle d’autres sources.

Exemple : les moules filtrantes contiennent en moyenne 0,2 à 0,7 particule par gramme, un niveau bien inférieur à celui d’un thé préparé avec un sachet plastique, qui peut libérer des milliards de particules.

Cela ne veut pas dire que le problème n’existe pas, seulement que d’autres aliments posent des risques plus insidieux.


Comment réduire facilement votre exposition au quotidien ?

Voici les stratégies qui ressortent de la littérature scientifique :

1. Éviter de chauffer des aliments dans du plastique

La chaleur favorise la migration des particules. Préférez :

  • le verre,

  • l’inox,

  • la céramique.

2. Limiter les aliments ultra-transformés

Plus un produit a été manipulé, mélangé, trituré… plus il a de chances d’être contaminé.

3. Favoriser l’eau du robinet

Dans de nombreux pays, l’eau en bouteille contient davantage de microplastiques que l’eau du robinet.Lorsque possible, boire filtré ou au robinet réduit clairement l’exposition.

4. Réduire les emballages plastiques au contact direct

Conserver les aliments dans du verre est une des méthodes les plus simples pour limiter la diffusion des microplastiques.

Conclusion : impossible de tout éviter, mais possible de réduire fortement son exposition

Éliminer totalement les microplastiques de notre alimentation est aujourd’hui irréaliste. La pollution est trop diffuse. Mais en ajustant quelques habitudes, il est tout à fait possible de diminuer significativement la quantité de particules que nous ingérons chaque jour.

Changer de contenant, réduire les produits transformés, adapter ses modes de préparation… autant de gestes simples qui, cumulés, font une différence réelle.

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