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Quand l'eau se fait rare... le stress hydrique, un enjeu majeur pour planète


A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, on a décidé de vous parler d'une problématique qui ne cesse de croître au fil du temps et dont on entend peu parler malgré qu’on en soit tous conscients : le stress hydrique.


Le stress hydrique est une situation où la demande en eau dépasse l'offre disponible. Il se produit lorsque la disponibilité de l'eau devient insuffisante pour répondre aux besoins des humains et des

écosystèmes.


Il y a quelques semaines, l’équipe FoodPrint a participé à une fresque de l’alimentation et c’est elle qui a éveillé notre curiosité sur le stress hydrique lié à l’alimentation et plus précisément l’agriculture. Bien que l’eau potable soit indispensable, selon la FAO environ 70% de l'eau douce disponible dans le monde est utilisée pour l'agriculture.


Le stress hydrique lié à l'agriculture est un phénomène qui a des répercussions importantes sur la production alimentaire mondiale.

Les agriculteurs sont confrontés à des défis croissants en matière de disponibilité de l'eau, ce qui affecte leur capacité à produire des cultures de manière durable.


L'irrigation est la principale cause de stress hydrique en agriculture.

Elle permet de produire des cultures dans des zones arides, mais elle peut également avoir des effets négatifs sur les ressources en eau comme la salinisation des sols, une diminution de la qualité de l'eau et une réduction de la disponibilité de l'eau pour les autres utilisateurs.



Mais les 70% d’eau que monopolise l'agriculture ne servent pas seulement à l’irrigation, bien qu’elle soit la principale cause. Elle vient aussi en soutien à :

  • L'abreuvement du bétail, notamment pour les productions de lait

  • Le traitement des cultures : L’eau est utilisée pour laver les cultures des saletés et des contaminants

  • Les produits agricoles transformés : l’eau sert à la transformation de certains produits comme les jus, les conserves ou autres..

  • L’entretien : pour finir l'eau sert à nettoyer les installations, outils et équipements agricoles.


Pour vous donner un ordre de grandeur, l'irrigation à elle seule coûte en moyenne 2 500 litres d'eau pour produire un kilogramme de céréales, et jusqu'à 15 000 litres pour un kilogramme de viande de bœuf. (Ces chiffres varient bien évidemment en fonction des régions, des cultures et des pratiques agricoles)


Les conséquences

La boucle eau -> alimentation est donc infinie. Le stress hydrique en agriculture a des conséquences importantes sur la production alimentaire mondiale.

Les cultures qui ne reçoivent pas suffisamment d'eau ne peuvent pas pousser correctement, ce qui entraîne une réduction de la production et une diminution de la qualité des cultures. Dans les régions touchées par le stress hydrique, les agriculteurs sont confrontés à de nombreux défis en termes d’utilisation d’eau douce et/ou potable :

  • La planification de l'utilisation de l'eau : les agriculteurs doivent planifier judicieusement l'utilisation de l'eau disponible en fonction de la demande des cultures, des conditions climatiques et des ressources en eau locales.

Au préalable, cela nécessite un peu plus de théorie et de savoir sur la disponibilité de l'eau, les conditions météorologiques, la qualité de l'eau et les besoins en eau des cultures, afin de se contenter du strict minimum.

  • La mise en place de pratiques d'irrigation efficaces : les agriculteurs doivent utiliser des systèmes d'irrigation efficaces pour minimiser les pertes d'eau, telles que l'irrigation par goutte à goutte, l'irrigation localisée, ou d'autres techniques modernes.

  • L'amélioration de la qualité de l'eau : les agriculteurs doivent prendre des mesures pour réduire les contaminants et les nutriments dans l'eau utilisée pour l'irrigation et la production alimentaire. Cela peut inclure l'utilisation de méthodes de gestion de l'eau, telles que la régulation des pesticides et des engrais, ainsi que la mise en place de bassins de rétention pour minimiser l'érosion des sols.

  • La recherche et le développement de variétés de cultures résistantes à la sécheresse : les agriculteurs doivent adopter des pratiques agricoles et des variétés de cultures adaptées aux conditions de sécheresse.

La recherche et le développement de variétés de cultures résistantes à la sécheresse peuvent aider à réduire les pertes de cultures et à maintenir une production alimentaire durable.

  • La mise en place de mesures d'adaptation : les agriculteurs peuvent également mettre en place des mesures d'adaptation pour faire face aux conditions de stress hydrique, telles que la récolte en temps opportun, la réduction de la taille du troupeau, ou l'adoption de techniques agricoles alternatives telles que l'agroforesterie.


Mais en effet… d’un point de vue durable et environnemental, ces mesures sont très positives.


Le principal problème est que ces mesures peuvent être coûteuses pour les agriculteurs et les communautés locales, en particulier dans les régions où les ressources en eau sont limitées ou les changements climatiques entraînent des conditions de sécheresse prolongée. De plus, dans certaines régions, l'utilisation de l'eau pour l'agriculture peut entraîner des conflits avec d'autres usagers de l'eau, comme les municipalités, les industries ou les communautés locales qui ont également besoin d'eau pour répondre à leurs besoins.


Le stress hydrique, bien qu’il soit bénéfique pour l’environnement, les coûts et les défis associés à sa mise en place peuvent représenter des obstacles importants pour les agriculteurs et les communautés locales. C’est pour ça que des solutions durables et équitables pour la gestion de l'eau doivent être envisagées pour assurer la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale à long terme.

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